LE PRIX DES CHOSES

Le titre « Précieux carrelages » peut sembler provocant. C'est que, finalement, j'ai bien été obligée de comprendre que mes choix avaient un prix. Car avoir décidé de vendre et de défendre un mode de production partout en voie de disparition coûte très cher, surtout quand aucune nostalgie ne vient « valoriser » la chose comme dans le cas de ce que l'on trouve chez les antiquaires. Quand je suis devant les derniers artisans, souvent dans des pays peu développés, mais pas uniquement, il est vrai que je souhaite qu'ils soient payés correctement. Or nous ne sommes alors qu'à la toute première étape d'une très longue marche qu'il faudra organiser pour amener les produits, bien présentés, rangés, catalogués, sur les rayons des magasins, c'est-à-dire « achetable ». (...)

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